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Après avoir découvert la province du Québec et le Nouveau Brunswick en 2011, un changement de direction s’imposait pour 2013. Notre choix s’est porté sur le sud de l’Ontario. Il y a une grande concentration de terrains d’aviation, plus importante dans le sud que dans le nord. Les terrains d’aviation sont très rapprochés les uns des autres, favorisant ainsi des trajets courts en voiture. Pourquoi un si grand nombre ? Durant la deuxième guerre mondiale, les alliés cherchaient des lieux peu peuplés et loin du conflit. Voilà pourquoi le Canada fut un choix stratégique pour la formation des jeunes aviateurs, ceci afin de répondre au besoin urgent de pilotes dans les forces aériennes alliées.

Dans cet article, j’expose les conditions trouvées afin de faire les plus belles photographies.

Peut-être que cet article vous incitera à faire un petit voyage dans cette partie du Canada.

 

Les terrains de l’Ontario

1/ Cornwall/CYCC (GPS.45°05’42.95N, 74°33’34.98W) sur la route 401 à l’est de la ville. Petit terrain sécurisé (quand je parle de terrain sécurisé, c’est avec clôture et porte d’accès avec fermeture). Une première partie avec quelques hangars privés et des avions stationnés tout près de la maison du propriétaire. Une deuxième partie (fermé le jour de mon passage) qui ressemble à un club house avec une bonne quinzaine d’avions. Il faudra vous arrêter dans la ville de Cornwall, sur les bords du St-Laurent. Vous y trouverez un T-33 sur pied. Derrière celui-ci, un petit musée où travaillent des vétérans.

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Un grand nombre de T-33 sont présents sur les terrains.

2/ Morrisburg/CNS8 (44°56’48.90N , 75°04’27.71W) Après Cornwall, quitter l’autoroute 401. Prendre la route 2 au plus près du Saint-Laurent. A une vingtaine de kilomètres avant la ville, petit terrain d’aviation légère et ULM, piste en dur, terrain non fermé. Pas d’aéronefs lors de mon passage. Par contre, juste en face, vous trouverez un cimetière militaire de la deuxième guerre mondiale que vous pouvez visiter bien sûr.

 

3/ Iroquois/CNP7 (44°50’19.08N , 75°18’47.12W) Après avoir quitté Morrisburg, rester sur la route  2. Il y a un petit terrain non fermé, avec quelques hangars et une piste en dur sur le bord du Saint-Laurent. L’accès aux hydravions est possible, mais je joue de malchance, pas d’avions le jour de mon passage.

 

4/ Brockville/CNL3 (44°38’04.69N , 75°44’57.88W) Au nord de la ville sur la route 29, un petit terrain sécurisé avec piste en dur, des bâtiments neufs et quelques avions privés, pas de réelle difficulté pour les photos mais seulement un petit nombre d’aéronefs.


N166SFUn A-16 Sport Falcon, ULM, ne sera pas le seul hydravion que je vais trouver dans ces contrées.

5/ Kingston/CYGK (44°13’05.71N , 76°35’33.05W) A l’ouest de la ville, sur les bords du Lac Ontario. Terrain mixte avec l’armée.  Il n’y a pas de bâtiment militaire mais ce terrain sert d’entraînement au C-130 de la CAF. Terrain sécurisé. Difficile pour avoir accès au tarmac. Mais la chance me sourit. Un C-130 arrive et le pilote, qui parle français, accepte de m’accompagner. Je peux ainsi prendre quelques cliché de ce beau C-130J tout neuf.


130615 Un grand parking pour si peu d’avions.

 

6/ Tyendinaga/CPU6 (44°10’45.78N, 77°06’24.55W) Après avoir quitté Kingston sur la route 2, ne pas prendre l’autoroute. A une cinquantaine de kilomètres, perdu dans la nature, petit terrain sécurisé, vétuste, piste en dur mais aucun entretien, de grands hangars. Personne non plus le jour de mon passage, mais les portes sont ouvertes et je peux effectuer quelques clichés des avions présents.

CGXIMUn PA.22 Tripacer : un avion qu’on retrouve souvent au Canada.

 

7/ Picton/CNT7 (43°59’42.16N, 77°08’38.97W) Ancien terrain militaire avec un grand nombre de baraquement en bois alignés. On se croirait dans un camp de concentration. Les militaires ont quitté les lieux depuis longtemps vu l’état vieillot des bâtiments qui ne sont plus entretenus sauf quelques bâtisses occupées par des entreprises (menuiserie, charpenterie et autres entreprises du bâtiment). Pourtant, une activité aérienne subsiste toujours : une section de vol à voile et quelques ULM. Pour accéder au terrain, pas de difficulté mais pour trouver un responsable, c’est beaucoup plus ardu.

 

8/ Mountain-View/CPZ3 : Terrain de stockage de la RCAF. Les anciens bâtiments sont  détruits. Les avions sont rapidement détruits sur place.  De la route, le terrain est fermé et sécurisé. On passe devant mais on ne voit plus d’avions. Seuls des tas de gravats subsistent.

 

9/ Belleville/CNU4 (44°11’46.01N, 77°18’31.73W) A l’est de la ville, pas de panneau de signalisation, pas visible de la grande route, terrain difficile à trouver. Vous traversez la ligne de chemin de fer pour arriver dans une propriété privée. Vous continuez sur le chemin. Derrière cette propriété, quelques bâtiments et hangars, une piste en dur et une petite parcelle bitumée comme parking, de la petite aviation, un baraquement en bois qui fait office d’aérogare. Oui, je dis aérogare car c’est écrit « Aéroport de Belleville avec vol de charters ». Plutôt bizarre pour ce petit terrain dont la piste fait moins de 800 mètres et où les taxiways sont en herbe.

CFIJSUn avion vert dans la verdure.

10/ Trenton/CYTR (44°06’56.18N, 77°33’03.30W) A seulement 25km de Belleville, c’est dire si les terrains en Ontario sont proches les uns des autres, Trenton est un terrain purement militaire. Des gros porteurs y sont stationnés (A.310 et C-130). Pas moins d’une vingtaine de C-130 le jour de mon passage. Mais le plus attractif est le musée retraçant toute l’aviation des forces aériennes du Canada. Celui-ci est facile d’accès. Les aéronefs sont en bon état, malgré leur exposition en extérieur. Un beau musée relate l’histoire et les exploits des pilotes canadiens. Le bâtiment est fort bien éclairé grâce à de grandes baies vitrées et donne une bonne vision sur le superbe Halifax peint aux couleurs de la dernière guerre, de splendides maquettes, un simulateur, des costumes militaires d’avant-guerre, guerre et après-guerre, des portraits et autres objets en rapport avec les forces canadiennes. Des vétérans sont là pour vous raconter leurs expériences et leurs exploits. Mais bien sûr en anglais, pauvre de moi qui ne parle pas un mot d’anglais. Le musée est gratuit ce qui m’étonne un peu, mais vous pouvez laisser une trace de votre passage en signant le livre d’or ou en laissant quelques dollars.


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Une coursive faisant le tour du bâtiment vous donne une vision peu connue.


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Un des premiers hydravions conçus en 1911 au Canada.


136204AVoilà une splendide décoration.


CYTR10Une partie et vue d’ensemble des aéronefs du musée, avec en arrière-plan atterrissage d’un A310

Liste des avions du musée : Auster C-FLWK/VF582 ; B.720 C-FETB ; C-107 Argus 10732 ;

C-47 Dakota FZ658/P ; CC-118 118101 ; CC-130 130313 ; CC-135 135102 ; CC-136 136204 ;

Ces.152 C-GXSR ; CF-100 18774 ; CF-101 101040 ; CF-104 104646 ; CF-116 116721 ;

CF-18 188911 ; CH-113 11315 ; CT-114 114015 ; CT-133 21435 ; 133593 ; CT-134 134213 ;

DHC-1 WB550 ; F-86E 23257 ; Halifax NA337/2PX ; Hunter MK.58 J-4029 ; Hurricane V7287 ;

Mig 21 776 ; T-6 Texan 3270 ; Tracker S.21545 ;

11/ Oshawa/CYOO (43°55’32.64N, 78°53’49.07W) Après avoir quitté Trenton, prendre la route 401 qui vous conduit jusqu’à la ville (partie nord de celle-ci). Un grand terrain où plusieurs sociétés se partagent la plateforme. Terrain sécurisé du fait de liaisons aériennes entre les grands villes. Pour effectuer des clichés des aéronefs, comme c’est la règle au Canada, il vous faudra frapper à chaque porte des sociétés qui mettront à votre disposition un accompagnateur. Une découverte sur ce terrain : un Antonov 2 sous le registre canadien, ce qui est plutôt rare. Un Beech 18 dont le propriétaire a changé la première lettre C de l’immatriculation par un N pour se rappeler que c’est un avion qui vient des USA, peut-être.


CGFBRAntonov AN.2PK n°1G238-52

12/ Toronto : Buttonville/CYKZ (43°51’57.98N, 79°22’11.31W) A seulement 60 km entre l’aéroport d’Oshawa, sur l’autoroute 407 au nord de la ville de Toronto. Grand aéroport, liaison entre les villes du pays et l’international. Une grande activité y règne. École de pilotage aussi. J’arrive dans un bâtiment. J’essaie de trouver quelqu’un qui m’autorisera à faire mes photos, mais là aussi, le terrain est sécurisé. C’est difficile de se faire comprendre lorsqu’on ne parle pas anglais. J’y arrive tout de même. Le problème ce jour là, c’est que personne n’est disponible pour m’accompagner sur les parkings. C’est finalement l’agent d’accueil qui s’y colle. Il ne peut aller que jusqu’aux premiers avions, car il dispose de peu de temps. J’enrage, car un grand nombre d’aéronefs sont devant mes yeux.


CFGARQue d’avions derrière, dommage pour moi.

13/ Brampton/CNC3 (43°45’31.96N, 79°52’40.35W). A seulement 25km au nord de Toronto, Brampton est une grande plateforme d’aviation légère et école de pilotage. Terrain sécurisé dirigé par une femme. Activité incessante. Elle m’accorde l’accès malgré son travail. Elle prend le temps de nous accompagner afin que nous puissions faire en photos tous les avions présents.  Tout à côté de ce terrain il y a un musée volant « The Great War Flying Museum ». Des vétérans entretiennent des répliques des premiers avions de la première guerre (Fokker DRI, SE.5, Nieuport 28). Ces avions sont tous en état de vol et participent fréquemment à des manifestations aériennes. D’ailleurs, ils seront présents à l’Air Show d’Hamilton.

SE5AMalgré un hangar très spartiate, ils arrivent à mettre à l’abri 6 avions avec de quoi bricoler autour.


Photo 264Cela sent bon le bois vernis. Quel plaisir de s’asseoir à bord.

14/ Burlington/CZBA (43°26’45.40N, 79°51’08.99W) Au nord de la ville, terrain perdu dans la pampa difficile à trouver, plateforme sécurisée, de nombreux hangars, mais une activité réduite le jour de mon passage, peu d’avions dehors. Les bâtiments sont divisés en compartiment, location faite à chaque propriétaire des aéronefs.

15/ Halmiton/CYHM (43°09’33.02N, 79°55’35.74W) A l’ouest de la ville, grand aéroport, liaison commerciale mais la plus grande activité, c’est le fret. Là aussi, nous trouvons un Fliyng museum (canadian warplane héritage museum), un musée riche en aéronefs. Toute l’histoire aéronautique du Canada y est relatée. Le plus fantastique, c’est que la plupart de ces avions sont en état de vol. Entretenus par des bénévoles et des professionnels, ils ont tous l’amour des belles mécaniques. Visite libre, mais si vous le désirez,  un accompagnateur, bien souvent un vétéran peut vous guider. Ce jour là j’ai droit à un vétéran qui parle anglais et à un pilote actif des forces canadiennes qui, lui, parle français car il est né à Montréal. Il me traduit les histoires fabuleuses vécues par ce vétéran. L’accès à la partie extérieure est réglementée, il faut obligatoirement un accompagnateur.

Les avions du musée : Auster C-GCID : B-25 Mitchell 45-8883/C-GCWM ; Beech 18 C-GZCE ; Beech 23 n134222 ; Bristol 149 ; Cessna.F50 C-FFGF ; CF-100 Canuck 100785 ; CF-101 Voodoo 101045 ; CF-5 n116757 ; CT-114 Tutor 114038 ; CT-133 21275 ; DH.82A C-GCWT ; DHC-1 n18041/C-FBKK ; 18035/C-FPOW ; C-FCXP ; DHC-5  n115461 ; DC-3 C-GDAK ;

F-104 n104756 ; F-86 Sabre n23651 ; Fairchild Fleet C-GCWC ; Fairchild PT-19A C-FCVF ;

Fleet 16B C-FFUI/4738 ; Fleet 21K C-FDLC ; Fleet 60K n3643 ; 3540/C-FORT ;

Hurricane C-GWH/P3069 ; Lancaster C-GVRA/KB726 ; Lysander C-GCWL/2363 ;

NA-64 N129DB ; C-FCWZ/3350 ; Nanchang CJ6A C-GCWN ; PT-17 Stearman C-FAIU/FK107 ; C-GPTD ; PVB.1A Catalina C-FPQL/9754 ; S2F Tracker n1577 ; Sikorsky H-5 n9601 ;

Spitfire DNT ; T-6 Harvard C-FUUU/20213 ; C-FVMG/20412 ; TF-104 n104641 ; Vampire AA-P


23651F-86 aux couleurs des Golden Hawk, tout comme celui qui est en état de vol.


100785CF-100 Canuck, pur produit de fabrication canadienne.


AAPLes premiers chasseurs à réaction au Canada.


CFCVFPT-19 les premières bases du pilotage.


CFDLCTout comme aux USA, les avions école sont toujours de couleurs vives.

16/ Saint-Catharines Niagara/CYSM (43°11’20.06N, 79°10’14.09W) Comme on peut  s’en douter, cet aéroport est près de la vile de Niagara et de ses célèbres chutes. A l’est de la ville sur la route 55, terrain facile à trouver malgré l’absence de signalisation. Terrain sécurisé, activité commerciale et aviation d’affaires. Bien sûr, vol proposé au-dessus des chutes. Pour les photos sur le terrain, passer par l’aérogare. A l’accueil, une personne vous accompagnera sur le tarmac.


CGSZZ2 Les Bell 206 sont les principaux hélicos au-dessus des chutes.

17/ Welland/CNQ3 (42°58’26.52N, 79°19’31.61W) A l’ouest de la ville, prendre la route 27. Vous traversez la rivière Reilly’s au premier pont sur la droite et à gauche sur la route 529, à peine 500 mètres, le terrain est facile à trouver. En pleine campagne, site sécurisé mais pas de problèmes pour les photos. Les dirigeants vous laissent aller sur le parking à condition de respecter la sécurité autour des aéronefs. Ballades au-dessus des chutes sont, là aussi, proposées. École de pilotage (comme beaucoup de terrains au Canada) mais là aussi quelques Warbirds en état de vol, Un T-28 Trojan était bichonné par ses propriétaires, pour un vol de contrôle, Un Fairchild 24 bien sage dans son hangar. N’attendez pas qu’on le sorte pour un vol. Surprise aussi de voir quelques hydravions, d’ailleurs l’un d’eux était déjà à flot.


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Remis dans ses couleurs d’origines, ce beau T-28.

18/ Dunnville/CDU9 (42°52’42.76N , 79°35’13.33W) Au sud de la ville, sur la route 11, direction de Port Maitland ancien terrain militaire. Plus aucune activité aérienne, des entreprises hors aviation ont investi les bâtiments. Pourtant un grand hangar abrite un Flying musuem, du 6°RCAF. Mais seulement ouvert le week-end, dommage.

19/ Brantford/CYFD (43°07’44.86N, 80°20’17.39W) Terrain sécurisé, de grands parkings, sûrement encore un ancien terrain militaire vue la superficie des emplacement et des pistes. Aéroport avec des liaisons nationales et des sociétés privées aéronautiques et école de pilotage (décidément le Canada ne manque pas d’écoles). Pas de problèmes pour effectuer des photos mais tout d’abord trouver un responsable qui vous donnera son autorisation. Bien respecter les consignes de sécurité et porter un gilet jaune.

CGNTBUn hydravion alors que nous sommes bien loin des grand lacs.

20/ London/CYXU (43°01’37.86N, 81°09’03.11W) Aéroport international qui dessert les grandes villes du Canada et les capitales internationales. Terrain sécurisé. Impossible d’avoir accès sur les tarmacs. Vous devrez vous contenter d’un T-33 en stèle sur le parking auto. Pas d’activité de petite aviation ni d’aviation d’affaires. Sur la route de l’aéroport il y a un grand motel et un Diamond DA.20 trône devant.


CYXU1Aucun marquage ni numéro sur cet appareil.

21/ Saint-Thomas/CYQS (42°46’35.79N, 81°06’11.46W) A l’est de la ville de Saint-Thomas sur la route n°3, terrain sécurisé, facile à trouver, des bâtiments neufs, des grands parkings. Société d’aviation d’affaires, mais surtout un terrain de stockage pour des avions peu habituels au Canada : des PZLM.M18 Dromader de travail agricole. Ces appareils sont là mais pas tous en état de vol. Certains sont même à l’état d’épaves ou entièrement démontés. Pas de problème pour effectuer des photos, mais bien sûr auparavant demander l’autorisation au responsable de plateforme.


CFVYHOn démonte, on découpe, et après quel avenir pour ces avions ?

 CFYSTToujours le dessin du dromadaire représenté sur tous les PZL.M18

22/ Chatham-Kemt/CNZ3 (42°18’45?26N, 82°04’38,61W) Au sud-est à 20 kms de la ville, sur la route 10 « Charing-Cross » petit terrain facile à trouver malgré l’absence de signalisation. Terrain sécurisé,  piste en dur mais des petits parkings avion. Les aéronefs sont stationnés sur le gazon. Aviation privée et une surprise : un planeur de la « Royal Canadian Air Cadets », peu d’activité, pas de problèmes pour vos photos.


CGFMEUn Schweizer SGS.2.33A n°531, (on coupe l’herbe tout autour mais on ne déplace pas l’aéronef).

2 réponses à Le routard de l’aviation: L’ONTARIO et le QUEBEC (1ere partie)

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